A l’époque de sa préhistoire, la salopette n’était guère prédestinée à devenir la pièce culte que l’on connaît. Bien au contraire, que ce soit d’un point de vue étymologique (« salopette » vient du mot « sale ») ou pratique (la seule raison pour laquelle on pouvait alors enfiler une salopette, c’était, justement, pour ne pas salir ses « beaux » vêtements…), la salopette n’avait décidément rien de très glamour… Heureusement, les temps ont bien changé !
De la cotte à la salopette

D’Agnès B. à Levi’s
Pour que la salopette trouve tout naturellement sa place dans nos dressings, il fallait donc un double coup de force, ou plutôt de génie : à la fois assurer sa transition entre le monde des ateliers et celui de la mode… et entre l’univers textile masculin et la planète fashion féminine ! Une évolution qui a pris environ un siècle, puisqu’il faut attendre 1975, et l’ouverture de la première boutique d’Agnès B. à Paris, pour voir une salopette parmi les pantalons à pinces, cardigans et pulls marins qui devaient faire, ensuite, la réputation de la créatrice. L’inspiration est contagieuse : à son tour, Levi’s s’empare du vêtement, en jouant, lui, avec les codes de couleur : dans ses ateliers, le bleu de travail devient tout naturellement un denim désormais incontournable.
Comment porter la salopette ?
D’abord privilégiée dans l’univers du sport (rappelez-vous, la salopette matelassée qu’on vous forçait à enfiler, quand vous étiez petite, pour aller prendre votre leçon de ski…), la salopette a fini par connaître un véritable boom dans les années 80 comme vêtement à part entière (le film La Boum, et Sophie Marceau dans sa salopette en jean, ça vous dit quelque chose ?) pour se faire, à la fin du XXe siècle, de plus en plus rare… Jusqu’à son retour fracassant l’espace de ces dernières années !
En 2015, donc, on la féminise avec une paire de chaussures à talons :
ou on cultive le look boyish en salopette, avec un chapeau et des tennis :
Cette année, la salopette se porte également dans des tons imprimés qui lui ajoutent une note fantaisiste :
Qui aurait cru que la salopette pouvait être sexy ? Et pourtant, en cuir, elle fait son petit effet :


















